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Lundi 10 décembre 2007
salam alaykoum.



Selon le Paul des chrétiens chacun de nous en particulier n'est réconcilié avec Dieu que lorsque préalablement sa chair pécheresse a été tuée. Ceci est réalisé par l'immersion du baptême. Quand nous sommes plongés sous l'eau, nous mourons avec le Christ. Notre chair est tuée. Avec elle est tuée le péché. Nous n'avons plus de péché, puisque nous n'avons plus la chair où réside le péché. Nous vivons de la vie de l'esprit, c'est-à-dire de la vie du Christ ressuscité. Et la preuve que nous vivons de sa vie, c'est que nous sommes greffés sur lui (Romains, 6/3 à 6) :

Romains, 6/3 à 6" Ignorez-vous que, nous tous qui avons été baptisés dans le Christ nous avons été baptisés dans sa mort? Car nous avons été enseveli:: avec lui par le baptême pour la mort afin que, comme le Christ est re55suscité des morts pour la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle. Car si nous avons été greffés sur sa ressemmblance de mort, nous serons aussi greffés sur sa ressemblance de résurrection; sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lu:' afin que fût détruit le corps de péché".


apollo-6th-c-athens.jpg

Donc, pour Paul, " le corps de péché" est détruit. La même pensée reparaît ailleurs dans le texte (7/5), formulée par Marcion. " Quand nous étions dans la chair, les passions des péchés excitée" par la loi agissaient dans nos membres".

Le baptisé était autrefois dans la chair" Quand nous étions actuellement, il n'y est plus; il est mort avec le Chris et comme le Christ.

Il va sans dire que tout cela se passe en symbole, c'es tdire en fiction; la seule chose vraie, c'est que le chrétien ne doit pas laisser les passions dominer dans son corps mortel (6,12) Mais, en réalité, il est toujours dans son corps mortel,c'est donc en symbole seulement que sa chair a été tuée dans l'immersion du baptême et qu'il est mort avec le Christ.
A ce premier symbolisme s'en ajoute un autre qui a trait à la mort du Christ. Au baptême, on le sait, la chair du chrétien ait tuée en symbole; lui-même reçoit une nouvelle vie est ce double résultat est dû au greffage dont il est l'objet, sur quoi le chrétien est-il greffé ? Sur le Christ mort, puisque l'opération a pour premier résultat de tuer symboliquement la chair du greffon. Aussi est-on surpris de lire dans le texte (6/5) :

Romains 6, 5 " Car si nous avons été greffés sur sa ressemblance de mort, nous sommes aussi greffés sur sa ressemblance de résurrection.

Que vient faire ici la " ressemblance de mort" ?

Elle nous explique, dit-on, que nous éprouvons seulement quelque chose d'analogue à la mort du Christ. Mais la greffe (c'est le s-eul sens recevable de sumphutoi) exclut l'analogie et réclame l'identité. Le greffon reçoit la sève elle-même du porte-greffe, et non pas seulement quelque chose d·ananlogue. De même, le chrétien reçoit du Christ, sur lequel il est greffé, la mort et la résurrection, et non pas seulement quelque chose d'approchant. La " ressemblance mort" du Christ veut dire que la mort du Christ n'a pas é:é une mort véritable, mais une" ressemblance de mort quelque chose qui avait les apparences extérieures de la mort sans en avoir la réalité. Le texte ajoute même une explication. Il nous dit comment cela s'est fait que la mort du Christ était purement apparente. Il nous le dit dns l.e passage (8/3) où nous lisons que le Fils de Dieu est venu dans la ressemblance de la chair du péché. Le Christ n'avait pas la chair pécheresse que nous avons. Il n'en avait que l'apparence, quelque chose qui ressemblait à cene chair, mais qui, en réalité, en différait. Dès lors, il lui était bien impossible de mourir réellement, puisqu'il n'avait pas ce qui est nécessaire pour cela. Il n'a subi qu'un fantôme de mort, parce que son corps n'était qu'un fantôme charnel.

En somme, la mort du fidèle dans le baptême est fictive mais la mort du Fils, sur le Calvaire, a été, elle aussi une fiction. De part et d'autre, nous sommes en face du meme phénomène. Il reste vrai que le fidèle, dans lë baptème participe à la mort du Fils. Il y participe, puisqu'il meurt dans l'immersion, exactement comme le Fils est mort sur la croix, c'est-à-dire fictivement.

alaykoum salam.



par factory publié dans : factory

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