Les Témoins de Jéhovah et la divinité de jésus
Salam alaykoum .
un ami a moi, témoin de Jéhovah, ce qu'il dis sur la divinité de Jésus .
Dans un article visant à discréditer le point de vue des Témoins de Jéhovah sur la question de la divinité de Jésus, son auteur tente de prouver que leurs arguments n'ont " aucun fondement biblique ". Voici ce qu'il écrit:
| La divinité du Christ demeure la question doctrinale la plus cruciale dans le rapport entre les Témoins de Jéhovah et certaines communautés chrétiennes aujourdhui. Les observations même les plus élémentaires montrent avec beaucoup déloquence que, tout compte fait, les Témoins de Jéhovah nient ostensiblement la divinité de Jésus-Christ. Cela a pour conséquence logique le refus, par eux, de vouer un culte quelconque au Christ quils reconnaissent seulement comme un petit dieu, un être créé au début des temps. |
Puis, l'auteur passe en revue une série d'arguments auxquels il oppose un raisonnement qu'il juge fondé sur les Saintes Ecritures. Examinons attentivement ses propos.
| Jésus est un dieu , dune nature différente de celle du vrai Dieu " ? |
| Premier argument des Témoins de Jéhovah: Jésus ne peut pas être Dieu puisque la Bible affirme que seul son père est le vrai Dieu. Dans un article datant de 1981, on peut lire le commentaire suivant: « Plus récemment encore, les Églises protestantes ont fait connaître la nécessité de confesser que Jésus « est Dieu », comme « condition » pour devenir membre du Conseil cuménique des Églises. Il ressort de tout cela que depuis ses origines jusquà nos jours, on a beaucoup surestimé lattachement doctrinal du protestantisme à la Bible. Voir Jean 17: 3 ; 1Corinthiens 8: 6 où la Bible énonce clairement que le « seul vrai Dieu » nest pas Jésus, mais son père » (Réveillez-vous # 11, du 8 juin 1981, p.9). Les affirmations qui précèdent semblent littéralement occulter les écritures saintes. En effet dans le chapitre 17 de lÉvangile selon Jean quils citent, il est dit, au verset 10 : « Tout ce qui est à moi est à toi comme tout ce qui est à toi est à moi ». Dans le langage mathématique, on dit que deux ensembles A et B sont égaux si tous les éléments de lensemble A appartiennent à lensemble B, et réciproquement. Ce verset exprime donc une égalité parfaite entre Jésus et son Père. |
Un examen du contexte proche des paroles rapportées en Jean 17:10, révèle ce que l'on doit penser de la position de Jésus par rapport à son Père. "Tout" ce qui était, à la fois, à Jésus et à Dieu, concernait les " disciples " (versets 2,6), "l'uvre" (verset 4), les "paroles" (verset 8). Si Jésus avait ces choses, c'est parce que, d'abord, son Père les lui avait données (dans le cas des disciples, versets 2, 6), les lui avait données d'accomplir (dans le cas de l' "uvre " de prédication, verset 4), ou les lui avait données d'enseigner (dans le cas des " paroles " , verset 8). C'est pourquoi, dans une prière à son Père qu'il qualifia de " seul vrai Dieu " (verset 3), Jésus a pu s'exprimer ainsi: " Ils savent maintenant que tout ce que tu m'as donné vient de toi " Jean 17:7; TOB.
Si la règle " mathématique " énoncée plus haut s'appliquait à Jésus et à son Père, comment comprendre alors ce qu'explique Paul en 1 Corinthiens 3:23? Après avoir mis en garde ses compagnons contre le danger de suivre certains hommes influents, de " fonder sa fierté " dans le fait " d'appartenir " à " Paul , Apollos, ou Pierre ", l'apôtre déclare: " mais vous, vous appartenez au Christ et le Christ appartient à Dieu " 1 Co. 3:21-23; Bible en français courant. Si " Christ appartient à Dieu ", pourquoi la Bible ne dit-elle jamais, en revanche, que " Dieu appartient à Christ "? Cela devrait être le cas si Jésus et son Père étaient dans une position d' "égalité parfaite " ! Mais, en réalité, il n'en est rien. Ce passage montre plutôt qu'en appartenant à Dieu, Jésus occupe la position d'un serviteur vis à vis de son maître, tout comme les disciples 'appartenaient' au Christ en reconnaissant l'autorité que celui-ci exerçait sur eux, et en suivant ses directives (voir 1 Co. 4:1). Commentant 1 Co. 3:23, le Nouveau Vocabulaire Biblique, p. 323, précise: « La seigneurie de Jésus, cependant, reste, chez Paul, subordonnée à celle de Dieu: « tout est à vous, et vous au Christ, et le Christ à Dieu » (1 Co 3,23). L'exalté, ce « Christ, image de Dieu » (2 Co 4,4), n'agit que par la puissance du Père, ce que rend bien la traduction suivante: « Dieu Un, le Père origine de tout, vers lui nous allons, Seigneur Un, Jésus Christ médiateur de tout, médiateur de notre existence » (1 Co 8,6). » (c'est moi qui souligne).
| Cette même égalité se voit aussi dans la conjonction «et» du verset 3. Dans le grec cette conjonction est «KAI» et porte les nuances de «même, comme, certes, assurément, égal, conforme, identique». On peut ainsi traduire le verset 3: «Et cest ici la vie éternelle: quils te connaissent seul vrai Dieu, conforme à celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.» Ce verset confirme que Jésus est limage du Dieu invisible (Jean 1: 18; Col. 1: 15), quil est Dieu manifesté dans la chair (Jean 1: 14; 1 Tim. 3: 16). Les versets 5 et 24 de ce même chapitre affirment que Jésus est antérieur à la création. Par ailleurs, dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 8, verset 6 citée par les Témoins de Jéhovah pour étayer leur affirmation, Jésus y est présenté comme antérieur à la création, mais surtout comme auteur de cette création (voir aussi Colossiens 1 : 15-20). Mais ils ont trébuchés sur lexpression «premier-né» dans le verset 15 qui signifie nulle autre que «origine», comme nous voyons dans la Bible de lÉpée: «C'est lui qui est l'image visible du Dieu invisible, l'origine de toute la création.» (Col. 1: 15). |
A propos de la conjonction 'kai', et du sens ('même') qu' elle prend dans plusieurs passages où elle marque un renforcement, ou une gradation, William Vine précise: " La détermination de ce sens dépend du contexte. Des exemples [se trouvent] en Matt. 5:46,47; Marc 1:27; Luc 6:33 (RV); 10:17; Jean 12:42 (..) " Vine's Expository Dictionary of New Testament Words . Comme cet ouvrage le montre ensuite, cette conjonction 'kai' prend ce même sens quand elle est suivie par 'si' ou 'quoique'. Le sens éxégétique ou explicatif, " c'est à dire ", est rarement employé dans le " Nouveau Testament ". C'est le cas lorsque 'kai' est suivi d'un nom placé en apposition avec ce qui précède la conjonction. En Jean 17:3, y a-t-il de bonnes raisons de penser que 'kai' revêt un sens différent que celui d'une simple conjonction de coordination? Le contexte indique t-il que le sens " même " est préférable à la signification fondamentale " et " de cette conjonction? Si le " vrai Dieu " était " conforme à " celui qu'il a envoyé (Jésus Christ), le Père ressemblerait alors au modèle que serait son Fils ! N'est-ce pas plutôt le contraire? Si Jésus est " l'image du Dieu invisible ", le " resplendissement de sa gloire et expression de son être ", le modèle est le Père, non le Fils (Col. 1:15; Héb. 1:3).
Quand certaines traductions laissent entendre, en 1 Timothée 3:16, que Jésus est " Dieu manifesté dans la chair ", c'est sans tenir compte des faits suivants. En effet, nombre de versions modernes ne comportent pas le mot 'Dieu' dans ce passage. La Bible de Jérusalem (éd. 1986) rend 1 Timothée 3:16 par: "Oui, c'est incontestablement un mystère que celui de la piété: Il a été manifesté dans la chair ...". (c'est moi qui souligne; la note en bas de page précise: "Il, au masculin, c'est le Christ"). La Traduction Oecuménique de la Bible (1988) rend ce passage de la façon suivante: "Assurément il est grand le mystère de la piété. Il a été manifesté dans la chair ...". La version de Chouraqui traduit: "Et, sans conteste, il est grand, le mystère de la piété: lui, manifesté dans la chair..." (c'est moi qui souligne).
Dans ces versions, comme dans bien d'autres, le mot 'Dieu' n'apparaît pas, ne laissant pas ainsi le lecteur penser que Jésus est " Dieu manifesté dans la chair ". Pourquoi?
Si la plupart des versions modernes donnent la leçon "lui qui" ou "il" à la place de "Dieu", c'est parce que, comme l'explique Bruce Metzger, spécialiste en matière de critique textuelle, "aucun manuscrit majuscule (non retouché) antérieur au VIIIe ou au IXe siècle (...) ne confirme la leçon "théos" (Dieu); les versions antérieures donnent toutes "Hos" ou "Ho" ('celui qui'); et avant la troisième partie du IVe siècle, la leçon "théos" n'est appuyée par aucun Père de l'Église." Commentaire sur le texte grec du Nouveau Testament. Ce fait est incontestable, comme les traducteurs de la New English Translation l'expliquent, dans une note sur ce passage. Consulter également ce verset dans l' Interlinear of the Greek Scriptures .
Même si Jésus est " antérieur " à la création, selon ce que nous lisons en Jean 17:5,24, cela ne l'identifie pas pour autant au " créateur " de toutes choses. Comme l'explique Paul en 1 Corinthiens 8:6, " il n'y a pour nous qu'un seul Dieu, le Père, de qui [grec: ex hou ; 'ex' indiquant l'origine] tout vient, et vers qui nous allons, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui [grec: di' hou; préposition 'dia' indiquant le moyen, l'instrument] tout existe et par qui nous sommes ". En Hébreux 1:2, Paul établit une distinction identique: "mais maintenant à la fin des temps, il nous a parlé par son Fils [grec: en huiôi; préposition en suivie du datif instrumental huiôi]. C'est par lui [grec: di' hou; préposition instrumentale dia suivie du génitif hou] que Dieu a crée l'Univers" (Bible en Français courant). Ainsi, la Bible présente Jésus comme le moyen par lequel Dieu a créé toutes choses, et non comme le créateur lui-même. Les premiers chrétiens identifiaient le créateur au Père, et non au Fils, comme en témoignent ces paroles: " Que toutes les nations connaissent que tu es toi le seul Dieu " (1 R. 8, 60) Et que Jésus-Christ est ton Fils, Et " nous-mêmes, ton peuple et le troupeau de ton bercail " (Ps 78, 13). C'est toi dont les uvres ont fait apparaître l'immortelle harmonie du cosmos, C'est toi, Seigneur, qui as fait la terre habitée, Toi qui te montres fidèle dans toutes les générations, Juste dans tes jugements, Admirable dans ta force et ta majesté, Sage dans ta création " Clément de Rome, aux Corinthiens, LIX,4 LX,1. Irénée de Lyon, pour sa part, s'exprima de cette manière: " Ainsi donc, il n'y a qu'un seul et même Dieu. C'est lui qui roule les cieux comme un livre et qui renouvelle la face de la terre. C'est lui qui a fait les choses temporelles pour l'homme (...) C'est lui qu'ont annoncé la Loi et les prophètes et que le Christ a reconnu pour son Père. Il est le Créateur, et il est aussi le Dieu au-dessus de toutes choses ". Contre les hérésies, livre IV, 5, 1. Enfin, en Colossiens 1:15, le terme 'prôtotokos' ne signifie pas 'origine', pas plus qu'il n'a ce sens ailleurs dans les Ecritures. Voir la discussion sur Colossiens 1:16-20.
| Par ailleurs, la première épître de Jean affirme, au chapitre 5, verset 20 et 21, que Jésus est le vrai Dieu : «Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné l'intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes en ce Véritable, en son Fils Jésus-Christ. C'est lui JÉSUS qui est le Dieu véritable, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des fausses représentations de Christ! Amen.» (1 Jean 5: 20, 21; Bible de lÉpée). Paul renchérit dans lépître aux Romains, chapitre 9, verset 5 : «Qui descendent des pères, et de qui est sorti, selon la chair, CHRIST, qui est DIEU au-dessus de toutes choses, béni éternellement. Amen!» (Rom. 9: 5; Bible Martin et Bible de lÉpée). De même Jude, le frère de Jésus, déclare: «Car, par inattention, il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps; des imposteurs, qui changent la grâce de notre Dieu en libertinage, et qui renient le seul Souverain, JÉSUS-CHRIST, notre Dieu et Seigneur.» (Jude 4; Bible Martin et Bible de lÉpée). |
En ce qui concerne 1 Jean 5:20,21 et Jude 4, on pourra comparer, avec intérêt, la Bible Martin et la Bible de l'Épée avec le texte grec (Westcott - Hort, Nestle - Aland) tel qu'il figure dans l' Interlinear of the Greek Scriptures. Voir les discussions sur 1 Jean 5:20 et Romains 9:5. En Jude 4, l'expression " JESUS-CHRIST, notre Dieu et Seigneur " n'apparaît pas dans le texte original. Nous y lisons littéralement: " le seul Maître [grec: 'despotên', et non 'theos' ('Dieu')] et Seigneur de nous Jésus Christ " Nouveau Testament Interlinéaire Grec Français, Maurice Carrez.
| Deuxième argument des Témoins de Jéhovah: Jéhovah est omniscient, Jésus ne lest pas. Le bimensuel Tour de Garde # 9 du 1er mai 1984, pp. 5-7 contient ce qui suit : « En Marc 13: 32, Jésus déclare: Ce jour ou cette heure (ceux de lexécution du jugement divin), nul ne le connaît, ni les anges du ciel, ni le Fils, personne sinon le Père. Pourtant, si le Père et le Fils sont coégaux, comment celui-ci peut-il ignorer ce que celui-là connaît Les propos qui précèdent paraissent très éloquents; cependant leur portée biblique est plus que douteuse. La Bible parle explicitement de lomniscience de Jésus. Dans Jean 1: 47-48, Nathanaël sétonne que Jésus lait connu avant de lavoir rencontré. Dans Jean 4: 16-19 ; 29, Jésus dit tout de la Samaritaine quil navait pourtant pas rencontrée auparavant. Simon Pierre laffirme dans Jean 21: 17 : « Seigneur, tu sais toutes choses ». Dans Colossiens 2: 3, Paul dit quen Jésus sont cachés « tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Dans Jean 5: 19, il est dit : « tout ce que le Père fait, le Fils le fait également » Quant au verset de 1 Corinthiens 2: 16 cité pour appuyer ce deuxième argument, il est évident quil est tout simplement sorti de son contexte. De ce fait il semble mal interprété. A partir du verset 7 de ce même chapitre, Paul dit en loccurrence que «Nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée Aucun des princes de ce siècle ne la connue A nous, Dieu nous la révélé par lEsprit. Car lEsprit sonde tout, même les profondeurs de DieuOr nous, nous navons pas reçu lesprit du monde, mais lEsprit qui vient de Dieu En effet: qui a connu la pensée du Seigneur pour linstruire ? Or nous, nous avons la pensée du Christ.» En citant Esaïe 40: 13, Paul semble dire que cette « pensée » du Seigneur est restée longtemps inconnue jusquaux temps fixés par Dieu pour nous la faire connaître par Jésus-Christ. Ayant donc désormais la pensée du Christ, nous avons aussi la pensée du Seigneur. En ce qui concerne Marc 13: 32, lheure de la fin des temps ne pouvait être révélée dans la chair à ce moment. Le verbe «connaître» dans ce verset est en grec «ÊIDÔ» et porte non seulement le sens de «voir et de savoir», mais aussi le sens de «dire, annoncer, articuler, déclarer, dévoiler». Or ce nest point que Jésus ne connaissais pas cette heure, mais que le temps nétait pas propice à cette révélation quIl donna plus tard dans lApocalypse après sa résurrection et sa glorification (Apoc. 1: 1). Il est évident que sil ne pouvait lannoncer, que personne dautre ne le pouvait aussi, pas même les anges: «Pour ce qui est de ce jour et de l'heure, personne ne peut l'annoncer, ni les anges qui sont dans le ciel, ni le Fils; mais seulement le Père.» (Marc 13: 32; Bible de lÉpée). |
" Lorsque Jésus a énoncé sa prophétie relative à la fin du système de choses, il a dit: Quant à la date de ce jour, ou à lheure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père. (Marc 13:32, Jé). Si Jésus était égal au Père dans la Trinité, il aurait su ce que le Père savait; mais il ne le savait pas, parce quil nest pas légal de Dieu.Pareillement, nous lisons en Hébreux 5:8 que Jésus a appris lobéissance par les souffrances quil a endurées. Peut-on imaginer que Dieu ait quelque chose à apprendre? Non. Toutefois, il nen allait pas de même pour Jésus, car il ne savait pas tout ce que Dieu savait. En outre, il lui a fallu apprendre une chose que Dieu na pas à apprendre: lobéissance. En effet, Dieu ne doit lobéissance à personne.
Même après que Jésus eut été ressuscité pour vivre au ciel avec Dieu, il existait une différence entre ce que Dieu savait et ce que Jésus savait. Le dernier livre de la Bible débute par ces mots: Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée. (Apocalypse 1:1, Osty). Si Jésus était membre dune Divinité, aurait-il eu besoin quun autre membre de cette Divinité, en loccurrence Dieu, lui donne une révélation? Il aurait dû très bien connaître cette révélation, puisque Dieu la connaissait. Pourtant, Jésus ne la connaissait pas, parce quil nest pas Dieu. " Doit-on croire à la Trinité; p.19.
En 1 Corinthiens 2:16, il est dit des chrétiens qu'ils ont la " pensée du Christ ". Le mot 'pensée' traduit le vocable 'noun' (accusatif de 'nous') que J. H. Thayer définit comme suit: "la pensée, incluant les facultés de perception et de compréhension, ainsi que celles de ressentir, juger, déterminer" The New Thayer's Greek English Lexicon of the New Testament; p. 429. Voir également le Vine's Expository Dictionary of New Testament Words .
Dans le contexte, Paul établit un contraste entre la sagesse humaine et celle de Dieu (versets 6,7). Il explique que " l'homme physique " ne peut comprendre " les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment " (versets 8-10, 14). Par contre, " l'homme spirituel " est capable de plonger ses regards dans ces choses, car il a reçu " non pas l'esprit du monde, mais l'esprit qui vient de Dieu ", qui " scrute toutes choses, même les choses profondes de Dieu " (versets 10-12, 15).
Quelle était la " pensée du Christ " que les chrétiens avaient? Paul nous en dévoile un aspect dans ce qu'il écrivit aux Philippiens: " Qu'il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus, étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu" Philippiens 2:5,6; Darby. Paul cite, ici, l'exemple de Jésus pour illustrer la nécessité de ne rien faire "par rivalité", mais au contraire, de 'considérer les autres comme supérieurs à soi' (Phil. 2:3, 4). Sous ce rapport, Jésus a montré l'exemple dans la "pensée" ou l'"attitude mentale" qu'il a manifestée dans ses relations avec son Père. En fait, il " n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu", autrement dit, il n'a pas cherché à "ravir" ou à "saisir" de force une position qu'il considérait ne pas lui revenir de droit, à savoir l'égalité avec Dieu.
Ainsi, pour en revenir à 1 Corinthiens 2:16, si les Chrétiens avaient la "pensée du Christ", en se conformant à son modèle, et en comprenant les "choses profondes" de Dieu grâce à la sagesse et l'esprit de ce dernier, ils étaient loin, toutefois, d'avoir "la pensée du Seigneur" (le Père), c'est à dire ses " facultés de perception et de compréhension, ainsi que celles de ressentir, juger, déterminer", comme cela a été défini plus haut. En effet, comme le dit Paul: "qui a connu la pensée du Seigneur pour qu'il l'instruise?". "O profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller? ou qui lui a donné le premier, et il lui sera rendu? Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses! A lui soit la gloire éternellement! Amen." Rom. 11:33-36; 1 Co. 2:16; Darby.
Pareillement, si Jésus avait possédé la "pensée du Seigneur" dans le sens défini plus haut, il n'aurait pas été nécessaire, pour Dieu, de donner à son Fils la "révélation ", qu'il transmit à son tour à l'apôtre Jean, concernant des évènements à venir (Révélation 1:1). Jésus ne savait pas tout.
| Troisième argument des Témoins de Jéhovah: Jésus appelle son Père « mon Dieu » et non linverse. A ce sujet ils écrivent: « A maintes reprises, Jésus appela son Père « mon Dieu » et ce, même après sa résurrection et sa glorification au ciel (Mathieu 27: 46 ; Jean 20: 17 ; Apocalypse 3: 2 ; 12). Or on ne considère quelquun comme « son Dieu » que lorsquon lui est inférieur et quon se compte parmi ses adorateurs. Dailleurs pourquoi le Père na-t-il pas employé une seule fois les mots « mon Dieu » en sadressant à son fils ? » (Tour de Garde # 9 du 1er mai 1984. pp. 5-7) Lobjection à cette argumentation se trouve en Hébreux 1: 8-9; notamment quand Paul écrit: « mais au Fils il (Dieu) dit: Ton trône, ô Dieu, est éternel Cest pourquoi, ô Dieu, ton Dieu, ta oint ». Il est par ailleurs à noter que les Témoins de Jéhovah utilisent le terme « dieu » avec une minuscule non seulement quand il sagit de Jésus, mais aussi pour se référer à Satan quils nomment volontiers « dieu imitateur » (cf. Tour de Garde # 15 du 1er août 1981, p. 16). Ne font-il pas de Jésus et de Satan une seule et même personne par cette pratique ? |
En 2 Corinthiens 4:4, de nombreuses versions françaises de la Bible appellent Satan, le " dieu de ce monde ", ou le " dieu de ce siècle ". Ces mêmes versions se montrent-elles incohérentes quand elles utilisent le mot 'dieu', avec un 'd' minuscule, à propos de Paul, selon Actes 28:6? " Par cette pratique ", font-elles de Paul et de Satan une seule et même personne?
Pour un examen de l'expression " un dieu " employée dans la Traduction du monde nouveau, consulter les articles Jean 1:1, ainsi que Les Allemands, les témoins de Jéhovah et Jean 1:1 .
Consulter également la discussion sur Hébreux 1:8.
| Quatrième argument des Témoins de Jéhovah: Jésus na jamais dit quil était Dieu, ses disciples non plus. Voici ce quils écrivent à ce sujet: « Au début, ils (les disciples) voyaient sans doute en leur maître un homme comme un autre (voir Marc 6: 3). Supposons maintenant quà un moment donné celui-ci leur ait appris quil était Dieu. Comment auraient-ils réagi ? Comment réagirez-vous vous-mêmes si vous compreniez soudain que vous vous trouvez devant Dieu en personne ? pourquoi ne rencontre-t-on toujours aucune trace de leur surprise dans les lettres du « Nouveau Testament » ? » (Tour de Garde # 9 du 1er mai 1984, p. 5). Remarquons demblée que Marc 6: 3 ne rapporte pas les propos des disciples de Jésus, mais plutôt ceux des « nombreux auditeurs incrédules» qui lavaient vu grandir. Par ailleurs, Jésus déclare à plusieurs reprises quil est Dieu. Dabord aux Juifs (Jean 5: 17-18; 8: 58; 10: 30-38) ; ensuite à ses disciples (Jean 14: 9-11). Les disciples eux-mêmes lont déclaré. Pierre dit en loccurrence « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16 : 16). Thomas sexclame: « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Si Thomas sétait réellement trompé, on pense bien que Jésus naurait pas laissé passer une telle erreur ! Plusieurs autres arguments sont souvent avancés par les Témoins de Jéhovah pour réfuter, non sans quelque simplification, la divinité de Jésus. Cest entre autres le cas des versets «Le père est plus grand que moi» (Jean 14: 28); «Dieu est le Chef de Christ.» (1Corinthiens 11 : 3); « Il ny a de bon que Dieu seul. » (Luc 18: 19) ; «Personne na jamais vu Dieu.» (Jean 1: 18) Il serait très laborieux de discuter de chacun des passages qui précèdent. Il faut simplement retenir que dans chacun de ces cas, une lecture attentive de la Bible apporte toujours une lumière et une réponse sans ambiguïté sur la question. Pour citer que Jean 14: 28, ce verset est loin dindiquer que Jésus nest pas Dieu; il indique plutôt une différence dexcellence entre la chair et lEsprit, la manifestation de Dieu en la chair étant moins illustre que son existence comme Esprit: «Je vais au Père; car mon Père est plus illustre que moi.» (Jean 14: 28; Bible de lÉpée). |
La Tour de Garde du 1° mai 1984 ne dit pas que Marc 6:3 parle de l'attitude des " disciples ", mais renvoie à ce passage pour illustrer la façon dont les contemporains de Jésus le percevaient : ceux qui ne croyaient pas en lui (ceux dont parle ce verset), ou bien " sans doute ", ses " disciples ".
Jésus fut accusé de blasphème, parce que, selon les Juifs, il s'attribuait des pouvoirs qui, seuls, appartenaient à Dieu : par exemple, le pouvoir de 'donner la vie éternelle' (Jean 10:28). Pourtant, face à des accusations du même ordre, Jésus avait, auparavant, clairement expliqué qu'il ne pouvait "rien faire de sa propre initiative" et qu'il agissait "d'après ce qu'il voit faire au Père" (Jean 5:18, 19, 26; Kuen). C'est pourquoi, à l'accusation : "tu te fais Dieu" (Jean 10:33), Jésus répondit en citant Psaume 82:6 où des juges humains imparfaits sont qualifiés, par Dieu lui-même, de 'dieux' (Jean 10:34, 35). Jésus explique, en quelque sorte, que si des hommes sont appelés "dieux", quelle objection y aurait-il à ce qu'il en soit ainsi de lui-même! Cependant, Jésus ne s'est même pas attribué cette dénomination, 'Dieu', comme il le fait remarquer à ses accusateurs: "j'ai affirmé que je suis le Fils de Dieu" (Jean 10:36; TOB). Les uvres qu'il faisait attestaient qu'il était, non pas Dieu, mais le "Christ", c'est à dire l'oint de Dieu (Jean 10:24, 25), "celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde" (Jean 10:36; TOB). Ainsi, dans la réponse qu'il adressa à ses détracteurs, Jésus montra clairement qu'il ne s'identifiait pas à Dieu.
Quand Philippe entendit, de son Maître, ces propos: "Celui qui m'a vu a vu le Père" (Jean 14:9), il les comprit probablement en tenant compte de ce que Jésus venait de dire: " Ayez confiance en Dieu, et ayez aussi confiance en moi ", faisant encore une nette distinction entre lui et son Père (Jean 14:1; Bible en Français courant; c'est moi qui souligne). En fait, "le Fils imite tout ce que fait le Père" (Jean 5:19; Kuen), au point que celui qui observait et écoutait Jésus au cours de son ministère, avait une claire vision de ce que pouvait être le Père dans "son caractère", "sa volonté", "ses plans", comme le reconnaît le bibliste trinitaire Albert Barnes dans ses notes sur le Nouveau Testament , à propos de Jean 14:9. En fait, étant "l'image du Dieu que nul ne voit", "l'expression parfaite de son être", Jésus a pu dire à Philippe : " Celui qui m'a vu a vu le Père " (Colossiens 1:15; Hébreux 1:3; Bible du Semeur).
La Traduction du monde nouveau rend les paroles de Thomas, rapportées en Jean 20:28, de la façon suivante: " Mon Seigneur et mon Dieu! ". Si l'expression " mon Dieu " est adressée à Jésus, elle ne sous-entend pas nécessairement que ce dernier était considéré, par ses disciples, comme le " vrai Dieu " dont parlent les Ecritures à maintes reprises. Le contexte proche montre à l'évidence que Jésus considérait son Père comme 'son Dieu', ainsi que celui de ses disciples (Jean 20:17). L'expression " mon Dieu " adressée à Jésus, s'accorde avec d'autres passages des Ecritures qui soulignent, sans ambiguité, sa divinité (Isaïe 9:6, Jean 1:1, 18), sans pour autant l'identifier au Dieu Tout-Puissant, le " seul véritable Dieu " (Jean 17:3). Dans ses références marginales à Jean 20:28, la Traduction du monde nouveau renvoie ses lecteurs à ces passages.
Une autre explication est également plausible. Comme cela est précisé dans l'article Les Témoins de Jéhovah sont-ils d'accord avec la Bible?, Thomas a pu s'adresser à Jésus en l'appelant " mon Dieu " à l'exemple de certains de ses ancêtres qui parlèrent à des messagers angéliques comme s'ils s'adressaient directement à Dieu (Gn 16:7-11, 13 ; 18:1-5, 22-33 ; 32:24-30 ; Jg 6:11-15 ; 13:20-22).
En ce qui concerne le grec "ho theos mou", qui est rendu par "mon Dieu" en Jean 20:28, l'article défini 'ho' devant 'theos', n'est pas significatif comme dans l'expression 'ho theos' qui se rencontre à maintes reprises dans le "Nouveau Testament" pour désigner le Père. En effet, l'article défini 'ho', en Jean 20:28, est requis pour exprimer le cas de l'interpellation, c'est à dire le vocatif, quand celui-ci est exprimé à l'aide d'un nominatif, ce qui est le cas dans ce passage. Par ailleurs, l'article défini est également requis pour exprimer la possession ['mon'; grec: 'ho (...) mou']. Comme l'explique l'ouvrage An idiom-Book of New testament Greek, C.F.D. Moule, "un substantif ['theos'] au nominatif, employé au sens vocatif et suivi d'un possessif ['mou'] ne pourrait s'écrire sans l'article défini ['ho'] (...); l'article devant "theos" peut, par conséquent, être sans signification".
Comme cela a été expliqué plus haut, en Philippiens 2:5, 6, Jésus a montré l'exemple dans la "pensée" ou l'"attitude mentale" qu'il a manifestée dans ses relations avec son Père. En fait, il " n'a pas regardé comme un objet à ravir [grec: harpagmon] d'être égal à Dieu", autrement dit, il n'a pas cherché à "ravir" ou à "saisir" de force une position qu'il considérait ne pas lui revenir de droit, à savoir l'égalité avec Dieu . Analysant la construction rencontrée dans ce passage, un trinitaire, Dennis Ray Burk, reconnaît: « Je traduis le mot [harpagmos] par 'une chose à saisir'. En d'autres termes, le Fils ne voulût pas, ou n'essaya pas, de saisir l'égalité avec Dieu (...) Bien qu'il fût lui-même vraie déité existant dans la forme de Dieu, il n'essaya pas de saisir cet autre aspect que lui-même ne possédait pas à savoir, l'égalité avec Dieu (...) Christ, la seconde Personne de la Trinité, n'essaya pas de s'emparer d'une égalité avec Dieu, qui, à proprement parler, appartient uniquement à la première Personne de la Trinité. Au contraire, Christ s'acquitta des devoirs qui convenaient à la seconde Personne prenant la forme d'un serviteur et étant fait à la ressemblance des hommes. De cette manière, Christ n'a pas tenté d'usurper le rôle particulier de la première Personne de la Trinité (...) Je pense que cette interprétation nous ouvre la voie d'un subordinatianisme orthodoxe au sein de la Divinité. Bien que le Père et le Fils soient un dans leur essence (c'est à dire existant ensemble dans la forme de Dieu), ils sont distincts dans leurs personnes (c'est à dire qu'ils remplissent chacun respectivement certains rôles et fonctions qui sont particuliers à leur propre personne) (...) Le Fils n'essaya pas d'abdiquer son rôle en s'emparant d'une égalité fonctionnelle avec le Père (Phil. 2:6) (...) Dans ce déroulement des évènements, nous voyons que le Fils non seulement obéit au Père dans son incarnation, mais qu'il obéit aussi au Père de toute éternité ». The Meaning Of Harpagmos In Philippians 2:6: An Overlooked Datum For Functional Inequality Within The Godhead ; Dennis Ray Burk - Daniel B. Wallace .
Ainsi, loin de montrer que Jésus est "Dieu" au même titre que son Père, ce passage explique que, bien qu''en "forme de Dieu", il n'a pas cherché à revendiquer une position d'égalité qu'il considérait ne pas lui appartenir . Pour un examen détaillé de ce verset, cliquer ici et là.
Quant à savoir si, en Jean 14:28, Jésus " indique plutôt une différence dexcellence entre la chair et lEsprit " quand il dit que 'le Père est plus grand que lui', ce n'était manifestement pas le point de vue des premiers chrétiens. Si Jésus appelle son Père "mon Dieu", une fois de retour au ciel (Révélation 3:2, 12), c'est qu'il le considérait toujours comme supérieur à lui. C'est pourquoi Paul a pu parler du Père comme du "Dieu de notre Seigneur Jésus Christ " (Ephésiens 1:17). Commentant Jean 14:28, Irénée (vers 130-200 de notre ère) déclara: Le Seigneur voulait que nous sachions, par lui, que le Père est au-dessus de tout. Car le Père, dit-il, est plus grand que moi. (...) Donc le Père a été présenté par le Seigneur comme supérieur sous le rapport de la science. Contre les hérésies, Livre II, chapitre 28, 8-9.
| Jésus dérobé de la gloire de son adoration ! Les Témoins de Jéhovah nadorent pas Jésus. Cela est une conséquence logique de leur attitude négative vis-à-vis de la question de sa divinité. « Si Jésus nest pas Dieu, » disent-ils, « pourquoi donc ladorer ? Nest-il pas écrit : « Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et cest à lui seul que tu rendras un culte. » (Matthieu 4 : 10) ? Cest encore une fois dans leur bimensuel Réveillez-vous quils expriment ouvertement leur point de vue sur la question : « Si Jésus nest pas Dieu et que pourtant nous ladorions comme tel, pensez à ce que cela signifie. Nous adorerions quelquun dautre que le Dieu Tout-Puissant, ce qui déplairait sûrement au créateur. Cependant, les Églises persistent à enseigner que Jésus est Dieu et elles sèment ainsi la confusion dans des millions desprits. Mais ce qui est pire, cest quà cause de leur enseignement, elles entraînent les gens dans la voie de la fausse adoration, puisquils adorent quelquun dautre que le Dieu Tout-Puissant. » (Réveillez-vous du 22 juillet 1972. pp. 5-8 cité par B. Clark dans La Bible dénonce les erreurs des Témoins de Jéhovah. Ed. Viens et Vois, Craponne (69), France, 106 p.). Pour contredire et empêcher ladoration du Seigneur Jésus, les Témoins de Jéhovah ont changés le mot «adorer» dans leur version de la Bible pour celui de «rendre hommage» quand les passages se rapportent directement à Jésus, mais ils ont gardés «adorer» quand les passages se rapportent à Dieu. La réalité de laffaire est que ces deux mots ont le même mot grec à leur base, à savoir «PRÔSKUNÉÔ», mot commun toujours employé dans le grec pour désigner ladoration dune divinité. Les nuances variées de ce mot nenlève rien à son sens primaire et essentiel qui est celui «dadorer». Ainsi, désirant voler la gloire de ladoration qui appartient à Jésus, les Témoins de Jéhovah lui «rendre hommage» malgré eux et se prostèrnent devant sa divinité sans sen rendre compte. Mais ils encoureront les tourments éternels dun enfer réel pour leur traîtrise, et même cela sils refusent dy croire. En réalité Jésus ne sest jamais opposé au principe de son adoration. Au cours de son ministère sur terre, il fut adoré par nombre de personnes issues de milieux différents. Les évangiles en parlent largement, et en voici quelques exemples: Les mages dOrient (Matthieu 2: 2); le lépreux (Matthieu 8: 2); Jaïrus (Matthieu 9: 18); la Cananéenne (Matthieu 15: 25); Marie-Madeleine et Marie (Matthieu 28: 9) Les disciples ladorèrent également (Matthieu 28: 9; Luc 5: 8; 24: 52). Les premiers chrétiens lont aussi adoré. Rappelons-nous lultime prière dEtienne: «Seigneur Jésus, reçoit mon esprit!» (Actes 7: 59). Les premières congrégations «invoquaient le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.» (1Corinthiens 1 : 2). |
Le verbe 'proskunéô' est-il " toujours employé (...) pour désigner ladoration dune divinité "? Pour un examen de cette question, consulter l'article Matthieu 2:11 .
" Il est exact quavant de mourir, Étienne déclara: Seigneur Jésus, reçois mon esprit. (Actes 7:59). Quant à Jean, il pria bien en ces termes: Amen! Viens, Seigneur Jésus. Rév. 22:20.
Mais il serait bien dexaminer les circonstances dans lesquelles ces paroles furent prononcées. Étienne, par exemple, avait une vision au moment où il pria. Il dit en effet: Voici que je vois les cieux ouverts et le Fils de lhomme debout à la droite de Dieu. Étienne pouvait donc sadresser directement au Fils de Dieu, puisquil lapercevait en vision (Actes 7:56). Lapôtre Jean eut, lui aussi, une vision des choses célestes (Rév. 1:1, 10; 4:1, 2). Dans cette vision, il vit Jésus et lentendit prononcer ces paroles: Celui qui atteste ces choses dit: Oui; je viens promptement. (Rév. 22:20). Par conséquent, Jean ne fit que répondre à ce que Jésus venait de lui dire. On peut comparer ces deux cas à ce qui sest passé tandis que Saul de Tarse, le persécuteur, faisait route vers Damas. Jésus Christ lui apparut et lui demanda: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Comme dans les cas dÉtienne et de Jean, Saul sadressa directement à Jésus. Il répondit: Qui es-tu, Seigneur? Actes 9:4, 5. " La Tour de Garde 1/09/80, p. 18-19.
Si les " premières congrégations «invoquaient le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.» (1 Corinthiens 1:2) ", c'est parce qu'elles reconnaissaient qu' " il ny a de salut en aucun autre, car il ny a pas dautre nom sous le ciel qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devons être sauvés " (Actes 4:12). Toutefois, cela ne faisait pas de Jésus l'égal de son Père, comme le montre Paul, dans cette même lettre: " Christ appartient à Dieu ", " le chef du Christ, c'est Dieu " (1 Corinthiens 3:23; 11:3)
| Depuis son ascension au ciel, et dès lors que les anges, les autorités et les puissances lui ont été soumis (1Pierre 3: 22), il faut, à plus forte raison, quen son nom tout genou fléchisse dans les cieux, sur le terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est lÉternel (YAHWEH), à la gloire de Dieu le Père (Philippiens 2: 10-11). Voilà pourquoi les anges et larmée céleste ladorent (Hébreux 1: 6 ; Apocalypse 5: 11-13). Au-delà de cette brève esquisse de débat contradictoire, une seule vérité demeure incontournable: la Bible reconnaît explicitement la divinité de Jésus, et la reconnaissance de cette divinité implique lacceptation du culte quil attend de tout croyant sauvé. Le culte rendu à Dieu le Père est synonyme de culte rendu au Fils; les deux font un. « Celui qui nhonore pas le Fils nhonore pas le Père qui la envoyé. » (Jean 5: 23). Croire en Christ, cest croire en Dieu (Actes 16: 31-34), et renier le Christ cest aussi renier Dieu (Luc 10: 16; 1 Jean 2: 23). Notre attitude à légard de Jésus ne peut donc être quune attitude dadoration, dhumilité, détonnement, et de reconnaissance: « Mon Seigneur et mon Dieu ! » comme sétait si bien étonné Thomas. |
Les Témoins de Jéhovah honorent le Fils, comme ils honorent également le Père. Toutefois, rien, dans les Ecritures, ne laisse à penser que Jésus doit recevoir l'adoration au même titre que son Père. Certes, à son retour au ciel, Jésus a reçu une position supérieure à celle qu'il possédait avant de venir sur la terre, comme l'explique Philippiens 2:9-11. Cependant, cette " position ", ou ce " nom qui est au dessus de tout nom ", Dieu lui donna " par grâce " (Phil. 2:9; Nouveau Testament interlinéaire Grec Français; M. Carrez). Le verbe qu'emploie Paul dans ce verset, 'charizomai', emporte l'idée d'accorder une faveur, ou une " grâce ", à quelqu'un. Si donc Jésus a reçu une position élevée dans toute la création, c'est parce que Dieu l'a bien voulu, montrant ainsi que celui qui accorde une faveur est supérieur à celui qui la reçoit (voir aussi Colossiens 1:19).
En Hébreux 1:6, c'est le verbe 'proskunéô' que Paul emploie pour décrire l'attitude des anges. Comme les Témoins de Jéhovah l'expliquent, " Hébreux 1:6 a trait à la position de Jésus, qui est subordonné à Dieu (Philippiens 2:9-11). Quelques versions rendent proskunéô par se prosterner devant (Osty, TOB), rendre hommage (Traduction du monde nouveau), ou rendre hommage et se prosterner (Kuen). Celui qui préfère le terme adorer doit se souvenir que cette adoration est relative, car Jésus a dit à Satan: Cest Jéhovah, ton Dieu, que tu devras adorer [forme de proskunéô], et cest lui seul que tu devras servir par un service sacré. Matthieu 4:8-10. Bien quen Hébreux 1:6 il applique au Christ le Psaume 97:7, où il est question dadorer Dieu, Paul montre juste avant que Jésus, ressuscité, est le reflet de [la] gloire [de Dieu] et la représentation exacte de son être même. (Hébreux 1:1-3.) Par conséquent, tout culte que les anges rendent au Fils de Dieu est relatif et a pour objet Jéhovah, par lintermédiaire de Jésus. " La Tour de Garde 15/01/92; p. 23
En Révélation (Apocalypse) 5:11-13, il est dit de l' "Agneau ", Jésus, qu'il est " digne de recevoir la puissance, et la richesse, et la sagesse, et la force, et lhonneur, et la gloire, et la bénédiction ". Si le verset 14 parle d'une " adoration ", il ne précise toutefois pas qui en est l'objet: "Et les quatre créatures vivantes disaient : " Amen ! " et les anciens sont tombés et ont adoré" - Révélation 5:14; Traduction du monde nouveau. Le contexte proche, cependant, donne quelques indications. Le verset 10 rapporte les propos de ces mêmes "anciens" s'adressant à l'"Agneau", Jésus: "et tu as fait d'eux un royaume et des prêtres pour notre Dieu, et ils doivent régner sur la terre". (c'est moi qui souligne). Le Dieu des "24 anciens" mentionnés dans ce passage n'est donc pas l'"Agneau" (Révélation 5:6), à savoir Jésus Christ. L'apôtre venait de contempler une vision céleste dans laquelle ces "24 anciens" se prosternaient pour adorer. Jean rapporte: "Chaque fois que les quatre êtres vivants chantent pour glorifier, honorer et remercier celui qui siège sur le trône, celui qui vit pour toujours, les vingt-quatre anciens s'agenouillent devant celui qui siège sur le trône, ils adorent celui qui vit toujours. Ils jettent leurs couronnes devant le trône en disant: " Seigneur, notre Dieu, tu es digne de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance. Car c'est toi qui as créé toutes choses, elles sont venues à l'existence parce que tu l'as voulu "" - Révélation 4:9-11; Bible en français courant. (c'est moi qui souligne).
Les TJ : " Jésus est un dieu , dune nature différente de celle du vrai Dieu "
De temps en temps, les Témoins de Jéhovah et les Mormons citeront 1 Corinthiens 8: 5, où il est dit: « et de fait il y a beaucoup d
«Car, quoiquil y ait ce quon appelle des dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, et de fait il y a beaucoup de dieux et beaucoup de seigneurs, néanmoins pour nous, il ny a quun seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.» (v. 5, 6)
Pour prouver que même des humains peuvent être appelés dieux et quil est donc normal de dire que Jésus est un dieu, les Témoins de Jéhovah citent également Jean 10: 34. Voici ce que disent les versets 33 à 38:
«Les Juifs lui répondirent: Ce nest pas pour une uvre bonne que nous te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu.
Jésus leur répondit: Nest-il pas écrit dans votre loi: Jai dit: Vous êtes des dieux? Si elle a appelé dieux ceux à qui la Parole de Dieu a été adressée et lÉcriture ne peut être abolie à celui que le Père a sanctifié et envoyé dans le monde, vous dites: Tu blasphèmes! parce que jai dit: Je suis le Fils de Dieu ! Si je ne fais pas les uvres de mon Père, ne me croyez pas! Mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez pas, croyez à ces uvres, afin de savoir et de reconnaître que le Père est en moi, et moi dans le Père.»
Jésus cite le Psaume 82: 1-6, où Jéhovah appelle les juges des «dieux». Que voulait-il dire?
Cest là lune des deux ou trois occasions dans toute la Bible où des serviteurs de Jéhovah sont appelés «dieux» par Dieu lui-même. Les deux au