les houris au paradis

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Les hommes auront-ils des rapports sexuels avec les houris au paradis ?

Réponse :

Louange à Allah

Allah le Très Haut, le Transcendant a préparé pour Ses serviteurs croyants dans le paradis des choses que l’on n’a jamais vues ni entendues ni perçues par la pensée. Si bien que l’occupant du paradis, qui jouira de moins de grâce, se croira le mieux servi.

Selon un hadith d’Abou Said al-Khoudri (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui qui occupera la place inférieure du paradis sera un homme dont Allah détournera le visage de l’enfer et l’orientera vers le paradis, un homme à qui on fera voir un arbre ombreux et il dira : ô Maître ! Rapproche-moi  de cet arbre afin que je profite de son ombre. Ensuite il entrera dans sa maison et ses deux femmes houris l’y rejoindront et lui diront : « Louange à Allah qui nous a fait vivre pour toi et t’a fait vivre pour nous ». Il dira alors : « Il n’a été donné à personne l’équivalent de ce qui m’a été donné ». (rapporté par Mouslim, n° 275).

Allah, le Très Haut, le Transcendant, a certes préparé les houris pour  Ses serviteurs croyants. A ce propos, le Très Haut a décrit les houris en ces termes : «Là, il y aura des vertueuses et des belles. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez- vous? Des houris cloîtrées dans les tentes, Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez- vous? qu' avant eux aucun homme ou djinn n' a déflorées. Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez- vous? Ils seront accoudés sur des coussins verts et des tapis épais et jolis. » (Coran, 55 : 70-76) et : «pareilles à des perles en coquille » (Coran, 56 :23).


D’après Abou Hourayra (P.A a.), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « le premier groupe accueilli au paradis aura le visage aussi lumineux que la lune au firmament. Le groupe suivant sera semblable à un brillant astre céleste. Leurs cœurs seront comparables à un seul cœur et il y aura des épouses houris dont la moelle de la jambe sera perceptible derrière les os et la chair ». (rapporté par al-Boukhari, n° 3014).

Anas ibn Malick (P.A.a) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dire : « Un après midi ou une matinée consacrée au service d’Allah valent mieux que ce bas monde et son contenu. Une parcelle du paradis, égale à la dimension d’un arc ou une cravache, vaut mieux que ce bas monde et son contenu. Si une femme du paradis apparaissait aux occupants de la terre, elle aurait éclairé l’espace compris entre le ciel et la terre et l’aurait parfumé. Le voile dont elle se coifferait a plus de valeur que ce bas monde et son contenu (rapporté par al-Boukhari, n° 2587).


L’homme aura des rapports intimes avec ses femmes houris et ses femmes d’ici-bas pourvu que celles-ci le rejoignent au paradis. L’homme sera doté d’une force égale à celle de 100 personnes par rapport au manger, au boire et au plaisir sexuel. D’après Anas (P.A.a), le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Au paradis, l’homme aura une puissance sexuelle si grande… » – « ô Messager d’Allah ! Sera-t-il si puissant ? – « Il aura une puissance sexuelle centuplée » (rapporté par at-Tirmidhi, n° 2459 et déclaré par lui «authentique et étrange ».

D’après Zayd ibn al-Arqam, le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Un homme des occupants du Paradis aura une force égale à celle de cent hommes par rapport au manger, au boire et au plaisir sexuel ». Un juif dit alors : « Celui qui mange et boit éprouve (nécessairement) le besoin humain ? ! » – Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « ce besoin revêtira la forme d’une sueur qui coule sur sa peau et entraîne un brusque dégonflement de son ventre ». (rapporté par Ahmad, n° 18509 et par ad-Darami, n° 2704).


Commentant la parole du Très Haut : « Les gens du Paradis seront, ce jour- là, dans une occupation qui les remplit de bonheur;» (Cor        an,36 :55), les exégètes ont dit : « Abd Allah ibn Massoud, ibn Abbas (P.A.a), Said ibn al-Moussayyib, Ikrima, Hassan, Qatada, al-A’mash, Soulayman at-Taymi et al-Awzai ont tous dit à propos de la parole du Très Haut, l’Auteur de la bénédiction : (Coran, 36 :55 ) « Leur occupation consiste à déflorer des vierges ». Ibn Abbas (P.A.a) a dit selon une version  « pleinement occupés » signifie qu’ils s’adonneront à l’écoute de la musique ». Abou Hatim a dit : « C’est peut-être une erreur de la part du rapporteur car il s’agit de la défloration des vierges ». (voir Ibn Kathir, 3/564).

S’agissant de l’enfantement, il y a divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si les rapports intimes devront aboutir à la naissance d’enfants. Certains disent qu’il y aurait des enfants si tel était le désir de l’homme. Dans ce cas, la grossesse et l’accouchement dureraient une heure. Ceci est fondé sur un hadith d’Abou Said al-Khoudri (P.A.a) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Si le croyant désire avoir un enfant au paradis, la conception et l’accouchement en dureront une heure comme il le désirera ». (rapporté par at-Tirmidhi n° 2487 et par ad-Darami, n° 2712 et par Ahmad, n° 11339 et par Ibn Madia, n° 4329). Allah le sait mieux.

Nous demandons à Allah de nous accueillir au paradis et de nous écarter de l’enfer et de nous installer dans la partie supérieure du paradis. Cela lui revient et Il en est capable. Louange à Allah, le Maître de l’Univers.



Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid (www.islam-qa.com)

Voici le commentaire du soufi Abder-razzaq al-Qashani, dans son grand commentaire au Coran:

34. «Ils auront aussi des couches élevées», qui symbolisent des constitutions excellentes et des formes illuminatives psychiques acquises par des ½uvres de vertu. Ces acquisitions sont élevées par rapport au degré des formes corporelles; elles dépassent la région inférieure de l’être vers le niveau de la «poitrine» (çadr), qui constitue la région supérieure de l’âme psychique (nafs). Il peut s’agir également de hûr d’entre les compagnes paradisiaques, c’est à dire des forces du Malakût rattachées aux Compagnons de la Droite et qui leur sont égales en degré. Ceci dit pour correspondre à la double acception du terme coranique furush [qu’on interprète comme désignant soit des «lits», soit des «épouses»].
35. «[Leurs compagnes] Nous les avons ½uvrées d’une façon à part», merveilleuse, lumineuse, et les avons faites séparées de toute matérialité grossière, pures des taches de la nature individuelle et des souillures du monde élémentaire.
36. «Nous les avons instituées vierges», c’est à dire non affectées par le contact des réalités de nature individuelle, ni par l’attouchement des êtres naturels et extérieurs soumis aux habitudes routinières, âmes fourvoyées dans la matérialité grossière.
37-38. «Chéries de leurs époux», sachant se rendre aimées de leurs époux, et étant aimées bien par ceux ci, par leur pureté et par la beauté de leur substance, ainsi que par la constance de leur attachement à eux. Elles sont dites «d’un âge égal» parce que, étant de même degré ontologique que leurs époux, elles occupent les mêmes rangs que ceux ci et possèdent la substance de l’éternité.
39. «Ceux ci sont nombreux parmi les Premiers», parce que les Bien Aimés (Mahbûbûn) viennent chez les Compagnons de la Droite dans leurs Paradis lors de leurs mouvements d’approches (tadânî) d’Allah et des montées (taraqqî) dans les degrés, et aussi lors de leurs penchements et de leurs retours vers les Attributs (Çifât); ils se mélangent alors avec les Compagnons de la Droite et ceux ci se trouvent alors inclus de ce fait dans leurs rangs.
40. «Et nombreux aussi parmi les Derniers», du fait que la plupart des Amants (Muhibbûn) sont des compagnons de la Droite et restent avec les Attributs, sans avoir l’amour de l’Essence Absolue (Dhât). Si nous interprétons les Premiers et les Derniers comme concernant les générations initiales et celles finales de la communauté muhammadienne, l’application en apparaît ici sans difficultés du fait que les Compagnons de la Droite sont nombreux dans les génération ultimes, au contraire des Devançants (Sâbiqûn).

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D'après un hadîth qudsî, Le Tres-Haut a dit: «J'ai préparé pour mon fidèle serviteur, ce que l'½il n'a jamais vu, l'oreille n'a jamais ouï, ce qui n'a jamais arrivé au c½ur de l'homme». Le Paradis n'est pas une chose concrète, si l'on entend avec ce mot une chose matérielle; mais cela ne signifie pas que le Paradis n'est pas une chose réelle, au contraire, il est plus réel que les choses de ce monde: mais le Paradis a des conditions qui sont différentes de celles de ce monde: il n'est pas dans un «lieu», n'est pas d'un certain «temps», il est au dehors du temps et de l'espace, car il est une chose éternelle. Les descriptions que l'on donne, dans le Coran ou bien ailleurs, sont inévitablement imparfaites et symboliques, car les mots humains ne peuvent exprimer directement conditions autres que celles qui sont de ce monde. Pour en saisir le sens dernier, qui est inexprimable, il faut rendre active dans notre esprit une faculté qui n'est pas celle des hommes ordinaires. C'est pourquoi les enseignements des maîtres spirituels, quand ils sont vraiment des authentiques maîtres, ne constituent pas de simples opinions individuelles. Quant aux âyât citées, voici ce que le même shaykh ’Abder-Razzâq Qâshânî enseigne dans son commentaire au Coran:

(Sûratu-l-Wâqiyah)

15. Ceux ci reposeront sur des sièges bien agencés,
16. Accoudés, se faisant face les uns aux autres.
17. Autour d’eux tourneront des éphèbes jouissant d’une perpétuelle jeunesse,
18. Avec coupes et aiguières, ainsi que verres à breuvages de source,
19. Dont ils n’auront ni maux de tête ni étourdissements,
20. Et avec des fruits de leur choix,
21. Ainsi qu’avec des chairs d’oiseaux dont ils sont friands.

Commentaire d’al-Qâshânî:

15. «Ceux ci reposeront sur des sièges bien agencés», c’est à dire reliés l’un à côté de l’autre; cela désigne des existences obtenues par pur don divin, et spécialement destinées à chacun d’eux, conformément à une parole prophétique disant: «Ils séjourneront sur des estrades de lumière», ou encore des existences disposées selon les rangs des Attributs (Çifât).
16. «Accoudés», se montrant à découvert entre eux, du fait qu’ils occupent alors des positions spirituelles (rutab) qui correspondent à leurs degrés de réalisation effective (maqâmât); «se faisant face les uns aux autres», en tant qu’égaux en dignité et n’ayant jamais de voile entre eux dans la Source de l’Unicité (’Aynu l Wahdah) dans laquelle ils se trouvent du fait de leur réalisation de l’Essence même (Dhât), et en tant que libres de se manifester par tout mode attributif de leur choix du fait qu’ils ont totalisé l’Amour essentiel (Mahabbatu- dh-dhâtiyyah), et qu’ainsi ils ne sont plus jamais voilés par les Attributs à l’égard de l’Essence ni par l’Essence à l’égard des Attributs.
17. «Autour d’eux tourneront des éphèbes perpétuellement jeunes», c’est à dire ils seront servis [selon une interprétation correspondant au point de vue microcosmique] par leurs facultés spirituelles (quwâhum ar-rûhaniyyah) restées à jamais sous le régime de leurs essences (bi dawlati dhawâlihim); ou encore [selon une autre interprétation, d’ordre généalogique, qu’on peut considérer comme intermédiaire entre les deux points de vue microcosmique et macrocosmique], ils seront servis par des jeunes êtres qualifiés d’entre les êtres de désir spirituel attachés à eux par un effet de la puissance de désir de ceux ci, acception qui correspondrait [d’une certaine façon, au cas des êtres paradisiaques mentionnés] à: «Ceux qui auront eu la foi et qui auront été suivis avec la foi par leurs descendants, Nous les réunirons avec leurs descendants» (LII, 21); enfin [selon un point de vue proprement macrocosmique], ils seront servis par des êtres angéliques du Malakût céleste.
18. «Avec coupes et aiguières, ainsi que verres à breuvages de source», emblèmes [les premières mentionnées] des «vins» (khumûr) de la volonté spirituelle (irâdah), de la connaissance (ma’rifah), de l’amour (mahabbah), du désir passionnel (’ishq) et de la saveur éprouvée (dhawq), ainsi qu’emblèmes [les verres] des «eaux» correspondant aux formes de sagesse et de science transcendantes (miyâhu-l-hikam wa-l-’ulûm).
19. «Dont ils n’auront ni maux de tête», parce que les breuvages dont il s’agit sont tous pure saveur n’entraînant aucune souffrance ou trouble, et parce que s’agissant d’êtres parvenus à l’Union (Wâçilûn) ceux ci auront éprouvé la saveur fraîche de la Certitude (Yaqîn) et auront bu de la source de Camphre, car l’Amour de l’Union (Mahabbatu-l-Wuçûl) est dépourvu de la douleur du désir et de la peur de la perte; «ni étourdissements», c’est à dire ils ne perdront pas leurs facultés de discernement et d’intelligence sous l’effet d’une ivresse (sukr) et n’en seront pas obnubilés, parce qu’ils sont des êtres de lucidité (çahw), non voilés par l’Essence à l’égard des Attributs, ce qui provoquerait l’«ivresse» et les exposerait à être vaincus par leur hâl.
20. «Et avec des fruits» qui sont leurs expériences réalisatrices et intuitives «de leur choix», c’est à dire qu’ils en choisiront les meilleurs, car tout en trouvant tous les fruits, ils n’en prendront que les plus purs, les plus beaux, les plus nobles et les plus sublimes.
21. «Ainsi qu’avec des chairs d’oiseaux dont ils sont friands», qui sont les subtilités des formes de sagesse et les finesses des idées transcendantes qui servent à les fortifier.


 

22. [Ils auront] aussi des hûr aux grands yeux noirs,
23. Telles des perles bien gardées [ou thésaurisées],
24. En récompense de ce qu’ils auront fait.
25. Ils n’y entendront ni bavardages, ni incriminations
26. Mais seulement une parole: Paix! Paix! [ou une parole de paix, de paix!]

Commentaire d’al-Qâshânî:

22. «Ils auront aussi des hûr aux grands yeux noirs», qui sont des épiphanies de l’ordre des Attributs divins et des puretés simples de l’ordre du Jabarût, ainsi que des esprits purs cohabitant leurs degrés paradisiaques.
23. «Telles des perles» sereines de pureté et de clarté, «bien gardées» dans des coquilles, ou «thésaurisées» du fait qu’elles se trouvent dans les intériorités et les trésors de l’invisible, soustraites aux profanes exotériques.
24. «En récompense de ce qu’ils auront fait», quand ils se trouvaient en état de droite orientation, en fait d’½uvres divines voulues pour elles-mêmes ou rapportées à leur récompense; ou encore «en récompense de ce qu’ils auront fait» pendant leur marche initiatique (sulûk), comme ½uvres purificatrices et clarifiantes.
25. «Ils n’y entendront ni bavardages», c’est à-dire paroles sans mesure et propos futiles, du fait qu’ils sont des êtres de réalisation (ahlu-t-tahqîq) qui observent soigneusement devant Allah les règles de la convenance spirituelle; «ni incriminations», c’est-à dire des actes détestables comme les médisances et les mensonges, etc.
26. «Mais seulement une parole de paix, de paix», c’est à dire une parole qui est en elle même paix, exempte de défauts, pure de redondances et superfétations, et aussi une parole [operative]: Paix! Paix!, qui préserve l’auditeur de vices et de défauts, lui assure au contraire la joie et l’honneur, et met en évidence sa perfection et son excellence, ces êtres ne parlant alors que de connaissances et de réalités pures, ne prononçant que des salutations vivifiantes et de subtilités spirituelles; l’interprétation de ce verset est faite pour correspondre aux deux manières de comprendre son texte sous le rapport de la syntaxe.

 

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Publié dans sur l'Islam en general

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