histoire de Jésus

Publié le par replika

salam alaykoum .

Question n°3 : Si Marie de Magdela et Marie de Béthanie sont une même femme, celle de Jésus, Lazare est son beau-frère. Trouve-t-on à ce propos dans les Evangiles une trace d'une telle parenté?

Ainsi Lazare est le beau-frère de Jésus. Il est considéré, dans le seul 4è Evangile, comme un ami très cher du maître, plus que les disciples, et pourtant il n'appartient pas au cercle réduit de ses amis, il est donc un parent. Contrairement aux disciples, il se trouva aussi menacé quand les prêtres décidèrent de se débarasser de Jésus, faut-il voir ici la raison de son absence au moment de la crucifixion? Ayant séjourné 3 mois en Béthanie, Jésus et ses disciples se retirent sur les bords du Jourdain, où un messager lui apporte la nouvelle de la maladie de Lazare, ce messager ne prononce pas de nom: "Seigneur, celui que tu aimes est malade". Réaction curieuse de Jésus: "Cette maladie ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que le fils de Dieu soit glorifié par elle" (Jean,XI,4). Puis il attend deux jours avant de partir pour la Béthanie (!!!): "Notre ami Lazare repose, mais je vais aller le réveiller". Lazare est bien mort: "Lazare est mort, et je me rejouis pour vous de n'avoir pas été là-bas, afin que vous croyiez. Mais allons près de lui!" et alors Thomas (ou Didyme) dit: "Allons, nous aussi, pour mourir avec lui". Il ne s'agit sûrement pas d'un suicide collectif des disciples! Comment expliquer cela, ainsi que le peu d'empressement de Jésus à rejoindre la Béthanie?
Il existe des rites symboliques d'une mort et d'une résurrection (d'après le Pr Morton Smith), en plus d'une immersion symbolique dans l'eau (semblable au baptême) puis de la coupe de vin: le sang du prophète. Le disciple en partageant ce vin avec lui crée une union mystique, les deux ne font plus qu'un, on retrouve les éléments de la Dernière Cène. C'est donc la création d'une union entre Lazare et Jésus, puis avec les disciples, d'où les mots de Thomas. Marie et Marthe ne sont pas au courant, puisqu'elles croient Lazare mort. Est-ce un incident ou une mise en scène habile? Jésus et Lazare ont des liens exceptionnels, supérieurs à ceux de Jésus et ses disciples, pourquoi cette faveur? Pourquoi Clément d'Alexandrie fait disparaître Lazare de l'Evangile de Marc? Est-ce parce que c'était celui que Jésus aimait le plus? ("Voyez comme il l'aimait", Jean,XI,36). Notons que l'auteur du 4è Evangile ne se nomme jamais lui-même (Jean) mais se définit comme le "Disciple bien-aimé" ou "celui que Jéus aimait" (cf. Jean, XIII, 23 à 26 aussi). Lazare était-elle la véritable identité de Jean? Pour Pr William Brownlee: "il ressort de toute évidence du 4è Evangile que le disciple bien-aimé est Lazare de Béthanie". Ceci expliquerait l'absence déconcertante de Lazare des récits évangéliques et notamment celui de la crucifixion. S'il est le "Disciple bien-aimé", il assistait bien à la mort de Jésus, et c'est à lui, son beau-frère, qu'il confie sa mère: "il dit au Disciple: Voici ta mère, il dit à sa mère: Voici ton fils. Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui" (Jean XIX,26-27). On peut suivre la trace du "Disciple bien-aimé" dans tout le 4è Evangile, et peu avant la conclusion, Jésus dit à Pierre: "Je veux qu'il (le disciple bien-aimé) demeure jusqu'à ce que je vienne" (Jean XXI,23). Jésus ayant envoyé ses disciples de par le monde, reviendra vers "celui qu'il aime", d'où une connivence certaine entre Jésus et Lazare, et un statut préférentiel pour ce dernier. Au moment de la crucifixion, le maître a confié sa mère à son disciple préféré, ainsi certainement que ses enfants et sa femme, qui n'était personne d'autre que sa propre soeur. Selon la tradition, la mère de Jésus mourut en exil à Ephèse (Grèce) là où le 4è Evangile a été composé (ou peut-être seulement révisés par les disciples grecs de Jean). Mais qu'advint-il de Jean/Lazare? Selon les écrivains des premiers temps de l'église, Lazare, Marie (la femme, pas la mère de Jésus), Marthe, Joseph d'Arimathie, et quelques autres gagnèrent Marseille en bateau. De là, Joseph partit en Angleterre où il fonda l'église de Glastonbury, la Magdaléenne finit sa vie en Provence dans une grotte d'Aix appelée depuis la Sainte-Baume, Lazare resta à Marseille où il fonda le premier évêché, tandis qu'un de leurs compagnons, St-Maximin, instituait celui de Narbonne. Et ce départ c'est Jésus lui-même qui l'avait voulu et préparé avec son disciple préféré, si l'on en croit du moins la fin du 4e Evangile...


Alaykum salam
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